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« Notre mache, elle s’appelait Jojo », ainsi commence la narration de cet album dont le jeu de mots du titre se trouve normalisé dès l’amorce avec un naturel déconcertant, proche du dire et du faire semblant enfantin. À la mache de texte répond l’image carré de l’animal qui se trouve doublement inscrite dans cette forme géométrique (comme dans l’enclos et le pré) par le cadre et le format de la page.
Les attributs déterminants de la mache qui s’envoleront successivement sont ici soulignés par un léger décalage de la mise en couleurs. Tout reste à venir mais la force et l’efficacité du jeu sur les formes s’imposent ainsi dès l’abord, posant les bases de la narration, superbe métaphore de la disparition. »
Sophie Van der Linden
Images des livres pour la jeunesse : lire et analyser. Thierry Magnier, CRDP académie de Créteil, 2006 |
La rencontre en 1990 avec Olivier Douzou n'est pas totalement un hasard : né à Rodez, lecteur assidu de la librairie, c'est tout naturellement que, de retour au pays, il retourne à La Maison du livre avec le manuscrit de Jojo la mâche sous le coude, proposer à Danielle Dastugue d'y jeter un œil avec sans doute l'idée de le recommander auprès de quelque confrère... Le texte poétique, court, sa rythmique et l'expression graphique de l'ouvrage lui semblent juste, jouant sur la surprise et Fétonnement et échappant à toute soumission convenue à quelque mode que ce soit : c'était le livre pour enfant qu'elle attendait pour créer une collection jeunesse.
Le livre est édité, tel quel, suivi de nombreux autres...
Carte blanche aux Éditions du Rouergue / Andrieux, Brigitte. – In : Revue des livres pour enfants n°177, Septembre 1997. – P. 49-52
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