Portrait réalisé par Raymond Stoffel, entré en 1972 chez Gallimard et collaborateur de Pierre Marchand
« Il était l’homme d’écoute et d’amitié. Il était celui qui déchirait la nappe griffonnée zpleine de projets rêvés ensemble,pour ne pas perdre les mots échangés.
Il était celui qi regardait les plus modestes, toujours attentif à notre travail de libraire.
Il était celui qui vivat de passions et d’audaces ; trouvant toujours le bon rocher pour bâtir l’utopie.
Il était celui qui s’emportait et dont la colère disparaissait à la marée descendante.
Il était celui qui voulait éblouir les enfants, tous les enfants, leur donner le meilleur, les rendre curieux et avides de découvertes.
Il était celui qui, avec ses livres, ouvrait les mondes, tous les mondes au-delà de tous les horizons.
Il reste… »
Carol et Denis Hooge. Librairie des enfants (Versailles)
In : Citrouille, n23, juin 2002
« Il était comme ça Pierre. On allait le voir, il reniflait votre envie, la façon dont vous en parliez, disait oui, disait non, jetait trois coup de crayon, puis vous parlait trois heures des copains, des bagnoles ou des avions.
Il vous créait et tenait à ce que vous ressembliez à l’idée qu’il se faisait de vous, se désolait de vous voir faire un écart chez la concurrence, et pleurait même pour récupérer un manuscrit placé ailleurs. »
Pef, L’inventeur de mes inventions
In : Citrouille, n23, juin 2002
« Sans lui, la littérature et l’édition de jeunesse ne seraient pas ce vivier d’auteurs, d’illustrateurs, de maquettiste qui ont mis tant de couleurs, d’humour, de beauté, d’astuce, de réflexion et de joie dans ces livres de nos enfants, qui sont vite devenus les nôtres… Lui, c’était Pierre Marchand, un grand monsieur un pull marin, né dans la compagne bretonne et bretonnante il y a soixante deux ans, autodidacte et plein de foi dans le savoir. Il avait l’œil malicieux, la colère facile, le sourire désarmant. »
Michèle Gazier, Hommage à Pierre Marchand
In : Télérama, n°3717, 17 avril 2002
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