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Ruy-Vidal et son rapport aux livres pour enfants...
Marc Soriano écrit, en 1975 :
« Ruy-Vidal admet comme une évidence que l'adulte est prêt à participer, à remettre en question ses certitudes et son propre équilibre, par exemple ses idées sur l'éducation et sur l'art. Or ce n’est pas souvent le cas. D’où sa référence constante aux « parents intelligents ». Cette ambiguïté fondamentale permet à l'éditeur de s'adresser à un double public, celui des adultes et celui des enfants, en niant parfois, dans des déclarations qui peuvent prêter à méprise, la différence entre ces deux publics. »
"Ruy-Vidal précise que « la littérature et le texte vont à la partie acquise de l’individu » et (par là) nécessitent forcément une certaine formation ; tandis que l’image, l’illustration s’adressent en général à la nature première de l’individu, comme la musique, peinture, sculpture…
Partant de là, lorsqu’on fait un livre pour enfants, qui est une espèce de chevauchement texte-image, on doit utiliser le texte avec ses valeurs propres, ses impacts propres et ses suggestions, ses stimulations d’intelligence. Et de l’autre côté (…) par l’illustration, on doit arriver à aller plus loin dans les zones qui ne sont pas des zones logiques de l’individu. Ce qui fait que normalement, un livre illustré bien conçu, pour enfants ou pour adultes, devrait cerner toutes les parties logiques et non logiques de l’individu. »
Guide de littérature pour la jeunesse / Marc Soriano, 1975.
Le logo Ruy-Vidal...
« C'est Jean Claverie qui dessina ce sigle, à ma demande, dans le courant de l'année 1969-70, au moment où j'avais pris la décision de ne plus partager mes initiatives de production avec mon associé américain. Jean Claverie conçut ce sigle en belle alliance avec la typograhie que John Bradford, notre directeur artistique de New York, nous avait proposé pour notre label : “Un livre d'Harlin Quist”. »

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