Enfantimages
Crée en 1978, les albums de la collection Enfantimages proposent des textes en version intégrale, d’auteurs prestigieux, illustrés avec raffinement.
« Enfantimages » chez Gallimard : de grands auteurs pour les 7 – 10 ans
« Pour les petites sœurs et petits frères des lecteurs de « Folio Junior », voici au début du mois prochain les « Enfantimages », la nouvelle collection imaginée par Pierre Marchand et Jean-Olivier Héron chez Gallimard. Les jeunes enfants qui découvrent le plaisir de lire par eux-mêmes – c'est-à-dire à partir de 7 ans et jusqu’à 10 ans, mais il est toujours très difficile de donner des limites précises – y trouveront des textes contemporains ou classiques de grands auteurs d’aujourd’hui ou d’autrefois, français ou étrangers, illustrés tout en couleurs par cette nouvelle génération de dessinateurs qui considèrent que l’image n’est pas seulement un faire-valoir du texte mais un art à part entière.
Il n’y a pas de grande ou de petite littérature. Il y a de bons ou de mauvais auteurs dans tous les genres littéraires, dit Pierre Marchand qui ajoute une précision dont on pourrait deviner le contenu : « Nous avons retenu les bons : des poètes, des humoristes, des conteurs et des messieurs sérieux qui retrouvent le chemin de l’enfance ».
[…]
Pour prolonger la plaisir de la lecture par celui de la découverte, un cahier de quatre pages encarté dans chacun des volumes répond aux questions que les enfants pourraient se poser sur l’auteur, l’illustrateur, el mot ou telle expression difficile. Une originalité qu’apprécieront sans doute les maîtres. »
« Enfantimages » chez Gallimard : de grands auteurs pour les 7 – 10 ans / M.G.- In : Le Bulletin du livre, n°359, octobre 1978.
Enfantimages 1978
Textes courts de conteurs et romanciers : Andersen, Giono, Stahl, Le Clézio, Boulanger ; de poètes : Prévert, Desnos, Lear, Tardieu; images très belles de Lapointe, Delessert, Blachon, Bour, Lemoine, Couratin, Galeron, etc.
Parfois difficile pour les très jeunes. Parmi les plus réussis, accessibles dès 6-7 ans : Le chat et le diable, de Joyce, illustré par Roger Blachon ; Babine le sot, de Tolstoï, images de Claude Lapointe ; Histoire du petit Stephen Girard, de Mark Twain, images de J.-M. Nicollet.
Sélection 1978, 341 livres nouveaux Poésie, chansons, contes et roman. – In : La revue des livres pour enfants, novembre 1978.
Collection
"Enfantimages"

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Un marché avec le diable, c'est souvent dangereux, et la plupart des contes traditionnels
nous présentent l'aspect tragique de ce genre de pactes. Ici, rien de grave, les habitants de Beaugency ont besoin d'un pont, et le diable apprend la nouvelle.
Il décide de le leur construire ; mais en échange, il possédera celui qui, le premier, aura le malheur de s'y aventurer. C'est un petit chat (dont la blancheur dément toutes les légendes) qui, victime d'un seau d'eau, franchira d'un bond cet espace fatal. James Joyce écrivit pour son petit-fils Stephen ce conte drôle et léger (au cours d'un séjour en France, vers la fin de sa vie). L'humour qui caractérise le récit mélange sérieux et dérision : le diable lui-même s'informe en lisant les journaux... L'illustration souligne cet aspect par des traits de caricature et des couleurs tendres et vives. Une histoire gaie et sans prétention qui, par la réussite de sa présentation, constitue un des meilleurs volumes de la collection.
Marie-Pierre Mathieu Groupe de Marly-le-Rol
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Collection
"Enfantimages"

Cahier de quatre pages de: Babine le sot. |
Babine le sot c'est cet innocent bienheureux ou malheureux, selon les cas, dont la plupart des folklores nous rapportent les mille et une aventures. Sot malchanceux ici, puisqu'il meurt d'avoir trop bien suivi les conseils des uns et des autres, sans les avoir jamais compris. La farce devient tragédie. L'histoire commence avec en double page la silhouette colorée de Babine parti à toute vitesse à la conquête du monde, silhouette que nous retrouvons, minuscule, dans le coin du haut de chaque page de gauche, celle du texte, dont le rythme endiablé est en quelque sorte ainsi scandé par ce Babine perpétuellement en mouvement. En réponse : en bas, sur le coin droit de l'autre page, celle de l'illustration, en une sorte d'incise, un autre petit Babine, cette fois sévèrement molesté. Image tragique qui restera pour nous la dernière de ce conte drôle et cruel, contrastant avec la première, pleine de vie. On ne peut qu'avoir immédiatement envie de raconter cette histoire servie par un texte plein d'esprit et de dynamisme.
À partir de 6 ans.
Evelyne Cévin La Joie par les livres
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Collection
"Enfantimages"

Cahier de quatre pages de: Il était une fois, deux fois, trois fois...

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Page 1 du cahier du quatre pages de
Babine le sot. |
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