Pourquoi "LE sourire QUI mord" ? |
L’appellation « Le Sourire qui mord » renvoie aussi à ce concept fondamental pour la maison d’édition. Elle fait référence à la volonté des éditeurs de dénoncer la mièvrerie ambiante de la littérature pour enfants alors en vigueur, au profit de livres dynamisant les rapports avec l’enfant et n’hésitant pas à aborder les sujets les plus subversifs. Elle transmet également une certaine idée de l’enfance qui, selon Christian Bruel, « n’est pas rose ; et derrière le sourire, se cachent [souvent] les dents... ».
Il s’agit de rendre accessible à tous la véritable nature des enfants, mêlant défauts et qualités, tout en facilitant dans le même temps l’acquisition par ceux-ci d’un certain plaisir dans la lecture.
« des livres où les confitures ne sont pas perchées trop haut »
« des livres où enfants et adultes peuvent se retrouver avec leurs joies, leurs désirs, leurs angoisses. »
Extrait d’un bulletin de liaison
Sources: Les Albums pour enfants des maisons d'édition "Des Femmes " et "Le Sourire qui mord" : 1975-1995. / Caroline Hoinville.
|
| "LE sourire QUI mord" vu par lui-même |
…parce que dans les livres « les enfants peuvent se reconnaître, comme nous, avec leur rêves, leurs joies, leurs désirs, leurs hésitations, leurs angoisses et aussi parce que les istuations décrites peuvent être entendus par les adultes, qui ainsi pourront imaginer des représentations différentes de l’enfant et se référer à d’autres relations possibles ».
In : Des collections différentes ?, Livres jeunes aujourd’hui, n°6, juin 1981.
Leur logo illustre parfaitement cet engagement : le poing levé, représentant par excellence des luttes postérieures à mai 1968. Il s’agit d’un visage d’enfant contenu dans ce poing levé, terminé par une abondante chevelure frisée aux allures nuageuses, conférant également l’aspect général d’un arbre à l’ensemble. L’enfance apparaît à la fois enracinée, probablement dans le réel comme en témoignent les récits des premières publications, et rêveuse, tel que le suggère la chevelure diffuse de l’enfant. Enfin, la notion de plaisir s’avère
déjà présente au travers du sourire espiègle de l’enfant.
|