#01Un conte qui n’en est pas un
Un ogre terrifiant, une petite fille malicieuse qui vit dans les bois et une fin romantique à la « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant », tous les éléments du conte traditionnel sont rassemblés dans cet album. Pourtant Ungerer nous offre une nouvelle vision du conte, où le héros n’est pas un prince charmant mais bel et bien un ogre qui se laissera attendrir par Zeralda et ses plats succulents.
| #02Une
« faim » ironique
Si Ungerer termine son histoire comme finissent de nombreux contes par un mariage et de nombreux enfants, le tableau familial est troublé par un des bambins qui regarde le dernier né avec envie, un couteau et une fourchette dans le dos.
L’auteur lance un clin d’œil ironique au lecteur en lui montrant que ce garçon en digne fils d’ogre salive déjà devant les petits enfants…
| #03Des illustrations audacieuses.
Les illustrations colorées de l’album rappellent les tableaux néerlandais du 16e siècle, tel le banquet des ogres qui évoque les représentations de noces villageoises, ou comme la cuisine du château qui fait écho aux natures mortes hollandaises de cette époque. De plus, Ungerer apporte une lecture à plusieurs niveaux grâce à différents points de vue : l’illustration du village en coupe permet de voir les enfants dissimulés dans les sous-sols ; les hors champs laissent aux lecteurs le soin d’imaginer ce qui s’y passe ; et les couverts cachés dans le dos du jeune garçon rendent les enfants complices.
Maud Furnion
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