- Les matinées du patrimoine - archives -
Années passées : 2010 - 2009 - 2008 - 2007 - 2006
Année 201010 décembre 2010 Une histoire contemporaine de l’album en France, par Nathalie Beau, responsable du secteur International, BnF / CNLJ-JPL
19 novembre 2010 : La NRF des enfants (1919-1971) >> présentation et bibliographie sélective
15 octobre 2010 Walter Crane, Kate Greenaway et Randolph Caldecott : la naissance de l’album moderne pour enfants >> présentation et bibliographie
24 septembre 2010 Tours d'horizon de la littérature
coloniale pour la jeunesse, de la fin du XVIIIe au XXe siècle >> présentation et bibliographie
11 juin 2010 Les avant-gardes artistiques et l’album pour enfants Michel Defourny nous invite à une promenade à travers la littérature de jeunesse, de William Blake aux années 1960. Il se propose de mettre en évidence les rapports du livre de jeunesse et les mouvements artistiques Arts and Craft, Wiener Werkstätte, constructivisme russe et ses métamorphoses en France, Bauhaus, dadaïsme et De Stijl, surréalisme et design italien des années 1950-1960. >> présentation et bibliographie
28 mai 2010 : André Hellé, créateur et imagier du jouet
9 avril 2010 : Des livres à ne pas toucher ? L'édition de livres pour enfants à caractère bibliophilique, XIXe-XXe siècles,
12 mars 2010 : Des « petites filles modèles » au « Club des cinq », l’enfant et l’adolescent dans le roman français pour la jeunesse, par Guillemette Tison, maître de conférences honoraire en littérature française à l’Université d’Artois, Arras, Centre de recherches « Textes et Cultures».
12 février 2010 : Photographier, illustrer, publier : le livre-album pour enfants dans les années 1930 en France. De Sougez à Pierda, par Juliette Lavie, doctorante, Université Paris Ouest Nanterre. À la fin des années 1920, le discours pédagogique se renouvelle et choisit comme vecteur privilégié l’image photographique. Deux « écoles » se confrontent : l’édition bibliophilique qui s’attache les services des artistes de l’avant-garde, l’édition scolaire qui maintient avec ses illustrateurs un propos conservateur. Ces deux écoles déploient toutes sortes de publications caractéristiques de leurs tendances afin de définir chacune leur champ spécifique. Cette conférence mettra en valeur plus particulièrement les pistes explorées par les photographes Henri Sougez et Pierda et les éditeurs Henri Jonquières et Delagrave dans les annés 1920-1930 , en analysant l'essor du livre de photographies dégagées de sa fonction documentaire ainsi que son déclin. >> présentation et bibliographie vendredi 22 janvier 2010 : de Pinocchio à Geronimo Stilton : panorama de la littérature pour la jeunesse italienne, par Sylvie Mercier-Martin, maître de conférences en littérature italienne, ILCEA (Institut des langues et des cultures d’Europe et d’Amérique) – GREMUTS (Groupe de recherche multilingue en traduction spécialisée), Université Stendhal, Grenoble 3.
Cette conférence se présente comme un voyage en trois étapes à travers la littérature de jeunesse italienne. Après avoir rappelé les conditions de la naissance tardive de la littérature de jeunesse dans l’Italie post-unitaire et le rôle majeur des ouvrages de Collodi, De Amicis, Vamba et Salgari, Sylvie Martin-Mercier proposera une analyse du tournant que constitua la période fasciste et notamment la place qu’occupèrent alors les périodiques illustrés, moments qui provoquèrent dans l’après-guerre l’émergence de la « fantasia » (l’imagination) avec Gianni Rodari, mais aussi Argilli, Buzzati, Calvino. Enfin, la dernière étape de ce voyage permettra de découvrir – à travers une approche par genre – l’extraordinaire richesse des 40 dernières années, marquées par la présence d’une multitude d’auteurs dont malheureusement bien peu sont connus en France. La découverte des genres particulièrement à l’honneur dans la littérature de jeunesse italienne (mythes, contes et fables, poésie, formes brèves, roman d’aventure, roman policier, roman historique, réécritures) permettra de faire émerger quelques thématiques chères aux auteurs italiens. Année 200911 décembre : Jean de Brunhoff : inventer la collaboration narrative du texte et de l'image, par Isabelle Nières-Chevrel, professeur émérite de Littérature générale et comparéeà l’Université de Rennes II
Qu’on l’évoque comme un «enchanteur assassin » (Jacques Baudou) ou qu’on voie dans son œuvre « la police au pays des fées » (Francis Lacassin), c’est l’ambivalence singulière et féconde de Pierre Véry qui est ainsi soulignée. Les récits policiers qu’il a publiés à partir des années 30 (Les Disparus de Saint-Agil, Goupi Mains-Rouges, L’Assassinat du Père Noël, Les Héritiers d’Avril…), destinés tantôt aux adultes, tantôt aux enfants, sont tous empreints de merveilleux et d’esprit d’enfance. Pierre Véry, qui a aussi exploré d’autres genres et des modes d’expression divers, consacrant notamment une grande part de sa carrière au cinéma, (tour à tour comme adaptateur, scénariste ou dialoguiste), disait vouloir
16 octobre 2009 : Les livres d’histoire destinés aux écoles et aux familles, publiés par les éditeurs laïques en France entre 1814 et 1914, par Christian Amalvi, professeur d’Histoire contemporaineàl’Université Paul-Valéry, Montpellier. Ce serait une erreur de croire que, entre 1830 et 1880, les idées laïques de Michelet et de Quinet, ont été répandues dans la France profonde. Publiées dans des volumes qui coûtaient chers, elles n'ont alors touché que la bourgeoisie libérale et républicaine des villes. C'est seulement après l'avènement de "la République des Jules" -Jules Grévy, Jules Simon, Jules Ferry- au début des années 1880, que des recueils de morceaux choisis de Michelet et de Quinet sont parvenus dans les écoles scolaires et populaires. C'est qu'en effet la diffusion de l'idéal laïque en histoire, est, en France, étroitement conditionnée par la victoire de l'idée républicaine. Or, la parenthèse de la Seconde République trop vite refermée, c'est seulement après la défaite de l'Ordre moral en 1877 et le reflux de la tentative de restauration monarchique du comte de Chambord, que les Hussards noirs de Jules Ferry ont pu substituer efficacement, dans les campagnes, les livres de lecture et de prix d'esprit laïque publiés par Hachette aux recueils édifiants propagés par les maisons catholiques provinciales comme Mame à Tours, Lefort à Lille, Ardant et Barbou à Limoges, Mégard à Rouen.
25 septembre 2009 : Benjamin Rabier, artiste paradoxal, par Olivier Calon, journaliste et écrivain, rédacteur en chef à Bayard Presse.
19 juin 2009 : Tarzan et son mythe : Un « bon sauvage » au fil du XXe siècle, par Olivier Piffault Créé en 1912 par Edgar Rice Burroughs, l’ « enfant des singes » a parcouru tout le siècle dans de multiples aventures et incarnations, peuplant tous les medias et faisant vibrer les imaginaires enfantins autant qu’adultes. Lord anglais élevé parmi les animaux, enlevé à sa première nature, Tarzan s’inscrit dans la lignée de Mowgli comme des personnages d’enfants-pionniers enlevés par les Peaux-rouges des westerns. Mais son rapport à la civilisation le renvoie aux origines mêmes de l’homme et à un « état de nature » idyllique, par delà Rousseau et Darwin. Héros sans artifices, et en cela le plus humain des héros, Tarzan et ses clones s’inscrivent pourtant dans l’iconographie générale des tueurs de monstres et des sauveurs de belles. Incarné par Elmo Lincoln, Johnny Weissmuller ou chez Walt Disney, animant les fresques épiques de Foster ou Hogarth, transformé en Akim ou Ka-Zar, voire en femme, le Roi de la Jungle s’est inscrit dans la mythologie populaire de notre temps, rejoignant le Panthéon biblique et classique des David, Hercule, Achille, Lancelot, … aux côtés de Zorro, Superman, Batman ou des mutants…
29 mai 2009 : La maison Mame, 1796-1975 : deux siècles d'édition pour la jeunesse, par Cécile Boulaire, maître de conférences l'Université François-Rabelais, Tours. La maison d'édition fondée par Charles-Pierre Mame et l'un de ses fils à la fin du XVIIIe siècle à Tours devient, en quelques décennies, une formidable usine à produire des livres. Le jugement de l'histoire a été sévère à l'encontre des productions de la maison tourangelle, Jules Hetzel disant de ces livres qu'ils étaient une "tisane littéraire"… sur laquelle ses propres productions viendraient trancher! Or une étude attentive des conditions historiques de la production de livre à Tours, et une lecture sans préjugés des livres eux-même, amènent à de sensibles réévaluations. L'objectif de cette matinée est de présenter l'histoire de la maison Mame, et de jeter une nouvelle lumière sur les livres pour enfants publiés durant près de deux siècles par la maison d'édition."
27 mars 2009 : Tolkien et la littérature de jeunesse : des positions théoriques à la mise en œuvre, par Anne Besson, Université d'Artois, Arras. Tolkien est-il un auteur "pour enfants" ? La réponse mérite d'être soulevée, tant son entrée dans la carrière d'auteur publié, avec le roman jeunesse Bilbo le Hobbit (1937), puis les aléas de la réception de son oeuvre (Le Seigneur des Anneaux plébiscité par les adolescents et jeunes adultes) a pu entraîner de malentendus au sujet d'un auteur qui ne se reconnaissait pas dans cette image. 6 mars 2009 : La représentation de la différence dans la littérature de jeunesse, entre documentaire et fiction, par Françoise Hache-Bissette, maître de conférence à l’Université Paris-Descartes ; Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC) de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Nous sommes "tous pareils, tous différents", selon le titre d'une exposition de la Cité des sciences et de l'industrie proposée aux 5-12 ans, et pourtant ... Les héros "différents", jeunes et vieux, sont nombreux dans la littérature pour la jeunesse. Leur nombre va même croissant; certaines différences physiques, mentales, mais aussi culturelles ou sociales ayant progressivement fait leur apparition dans les livres pour enfants, suivant en cela l'évolution de la société française. Fin des tabous ou surenchère éditoriale dans un univers aujourd'hui fortement concurrentiel? A côté des ouvrages de fiction, le secteur du documentaire multiplie lui aussi les titres, notamment sur le thème du handicap, physique ou mental. La représentation qui y est donnée de la différence a-t-elle évolué? L'édulcoration est-elle encore de mise, entre pitié et bons sentiments, ou a-t-elle laissé la place à une vision plus réaliste, prélude à une volonté d'intégration et de solidarité active? 13 février 2009Des livres « utiles » pour les enfants : l'importance du prix Montyon au XIXe siècle, par Francis Marcoin, professeur de littérature àl'Université d'Artois, Arras, directeur de l'unité de recherche « Textes et Cultures ». A partir de la Restauration, deux sortes de prix Montyon sont décernés chaque année par l'Académie française : les uns, dits "de vertu", récompensent de bonnes actions accomplies par des personnes de milieux modestes, les autres, dit "d'utilité", récompensent des ouvrages propres à répandre les idées de bien ou de progrès. La morale et l'économie domestiques sont ainsi mises au premier plan, permettant aux auteurs de livres d'éducation d'être primés. Il n'est alors pas question de "littérature de jeunesse" mais la forme romanesque va de plus en plus l'emporter, illustrant l'évolution des politiques de lecture et l'irrésistible progression d'un secteur récréatif de moins en moins soumis aux lois de l'instruction. Francis Marcoin est professeur de littérature française à l'université d'Artois (Arras) et directeur des Cahiers Robinson, revue de recherche sur les littératures et les cultures de l'enfance.
Une nation est toujours un récit. Des livres l’ont faite, non pas seulement les « classiques » et les manuels proprement dits, mais ces romans scolaires et autres livres pour enfants qui ont formé les paysages, les panthéons, les émotions de millions de lecteurs. Giannetto, Cuore, Pinocchio, Tour de la France par deux enfants, Sans famille, Libro de España, Tour du Canada, Voyages en zigzag, Merveilleux voyage de Nils Holgersson… ont puissamment contribué à forger des sentiments d’appartenance. Un coup de génie pédagogique, dont l’auteur est peut-être le Fénelon du Télémaque, a consisté à faire faire le tour de la nation à de jeunes héros, et ainsi aux jeunes lecteurs qui se penchaient par-dessus leur épaule. Ces voyages de papier ont eu une dimension fondamentale dans l’inculcation des identités nationales. Pour autant, plusieurs d’entre eux ont su traverser les frontières : l’histoire de leurs traductions et de leurs imitations appartient, au-delà des nations, à celle de l’Europe. Patrick Cabanel, ancien membre de l’Institut universitaire de France, est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Toulouse-Le Mirail. Il y dirige l’équipe Diasporas (CNRS) et la revue du même nom. Année 2008
Premier livre de l’enfance, l’abécédaire l’est à plus d’un titre. D’une part parce qu’il est le plus ancien genre destiné à cet âge, mais aussi, parce que la tradition l’a consacré « livre des livres », clé du savoir écrit et premier principe d’éducation. Au cours des siècles l’abécédaire s’est transformé, tant dans son contenu que dans sa présentation, tant dans l’identité de ses destinataires que dans ses modalités d’usage, signes de l’évolution des visées éducatives. Marie-Pierre Litaudon termine actuellement une thèse sur les abécédaires de l’enfance dans la culture contemporaine (de 1880 à 2000) qui confronte la production française et anglophone.
Guy Sabran, né en 1902, apparaît comme illustrateur de G.P. (Générale Publicité) dès les grands albums de 1943-1946, et il sera l’illustrateur vedette de G.P. Rouge et Or jusqu’en 1959.
ill. Vieilles chansons et rondes pour les petits enfants, Boutet de Monvel
De 1830 à la fin du XIXe siècle, le monde de l'édition pour la jeunesse semble strictement délimité : à Hachette, le secteur des classiques de l'éducation ; à Hetzel, celui du roman d'anticipation scientifique et d'exploration des continents ; enfin, aux maisons confessionnelles provinciales - notamment Mame à Tours - la production de masse d'ouvrages historiques bon marché destinés à l'édification du foyer familial. L’interrogation portera sur la sociologie des auteurs de ce monde catholique, sur le contenu du message diffusé dans la société, sur les images qui accompagnent ces ouvrages à forte dimension morale et religieuse.
Collections populaires, fascicules, livraisons, petits livres à quelques sous, journaux illustrés... Au début du XXe siècle, les éditeurs populaires investissent en nombre, et avec une efficacité redoutable, le terrain de la littérature pour la jeunesse. Ils imposent ainsi un très grand nombre de formes, de pratiques d’écriture... et de lecture.
Le texte source de Daniel Defoe, Robinson Crusoé, (1719) met en scène et interroge la rencontre du « civilisé », autrement dit l’homme occidental, et du « Naturel », dans le cadre de l’aventure en solitaire du naufragé sur une île déserte. Année 2007
Un parcours à travers l’ensemble de l’œuvre de Charles Vildrac permet d’en rappeler les multiples facettes (ouvrages pour adultes et pour enfants, œuvres romanesques, poétiques et théâtrales, articles, interviews et manifestes…)
Michel Defourny est maître de conférences à l’Université de Liège. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages de recherche en littérature de jeunesse.
Histoire et définition, frontières et limites du genre. Récit d'énigme, roman noir, thriller : quelles sont les tendances actuelles du roman policier ? Claude Hubert-Ganiayre, professeur de lettres et critique, a enseigné à l'université de Paris X-Nanterre. Elle a également été rédactrice en chef de La Revue des livres pour enfants de 1987 à 1993 et a présidé la commission de littérature de jeunesse au Centre national des lettres de 2001 à 2004. Le roman policier constitue l'une de ses spécialités.
Nicole Belmont est directrice d’études à l’EHESS, membre du Laboratoire d’anthropologie sociale, où elle anime un séminaire consacré au conte de tradition orale.
"Parce qu’elle croise plusieurs niveaux de lecture, l’œuvre de Claude Ponti engage pleinement les savoirs et la sensibilité de chaque lecteur, offrant une idée passionnante et non simplifiée de l’acte de lire. Ses albums s’appellent et se répondent lançant des filets vers des pôles culturels divers, instituant chaque enfant en héritier et partenaire de l’intelligence du monde. D’une part, il s’agit d’avancer, d’agir, d’avoir confiance (filiations, cycles, transmissions, ruptures) ; d’autre part, il est suggéré de prendre le temps des pauses, de faire une mémoire à son histoire, de donner des racines à ses élans (protection, intériorisation, implantation). Entre les pages, on apprend à « tenir au monde » : tenir, s’agripper en situation de danger, tenir, aimer suffisamment la vie pour la défendre". Yvanne Chenouf. Lire Claude Ponti, encore et encore, Ed. Être 2006, coll. Boîtazoutils
T. Crépin est l'auteur de "Haro sur le gangster !" : la moralisation de la presse enfantine, 1934-1954 . - CNRS éd., 2001
Après sa conférence plus générale l’année dernière sur l’édition pour la jeunesse au XIX° et dans la 1ère moitié du XX° ème siècle, Annie Renonciat, maître de conférences à l’Université de Paris VII et directrice du Centre d’étude de l’écriture et de l’image, s’interéssera plus précisément à la période de l’entre-deux gerres et à la richesse des livres d’artistes à cette époque. Année 2006
Ces conférences se déroulent dans la salle de conférences de la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture, 88 rue Cardinet 75017 Paris. Métro : Malesherbes (ligne 3). Horaires : le vendredi de 9h30 - 12h30 Tarif : 10 € la conférence, gratuit pour les étudiants sur inscription obligatoire. Inscription auprès de Marion Caliyannis, tél. : 01 55 33 44 45
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